vendredi 18 mai
L'Eros-asticot
C'est la saison migratoire qui commence: tous mes baisers se sont envolés à tire d'elle vers une contrée de soleil,
De l'inconstance du coeur et ses voyagent multiples, je ne réponds que par une balade charnelle.
– Ah, si maintenant je pouvais plonger mes lèvres dans la pulpe gorgée de ténèbres que ton coeur me présente à ciel ouvert !
...Et c'est une langueur monotone qui s'installe en ma chair souillée et pervertie, un dégoût
J'ai toujours – sache-le – éprouvé ton regard comme un ver albinos au bout d'une canne à pêche; j''attends encore que tu daignes remonter le fil, mais tu es trop exaltée pour ça. Noyade terreuse.
Et de mordre celle-ci et ses ignobles bêtes, asticots corrompus, et de crier au ciel cette effluve entêtante qui me fige et me tue !
Alexandra
Adrien
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